Valeurs humaines - Sept. 2026 - N° 191

Faire de kosen rufu
le moteur de notre vie

Chères lectrices, chers lecteurs,

Toute l’équipe de la rédaction vous souhaite une excellente rentrée ! L’élan propre à cette période de l’année remet au premier plan de nos préoccupations les objectifs individuels et collectifs que nous continuons de poursuivre. Durant les trois mois à venir, nous nous mobiliserons pour relever le grand défi d’accueillir 2 000 jeunes au sein des réunions de discussion de toute la France, en novembre.

Ce mois-ci, nous avons choisi d’aborder le lien qui existe entre la révolution humaine individuelle et la réalisation de l’idéal de kosen rufu, grand vœu du Bouddha qui réside au fond du cœur de chacun.

Il est bien naturel d’aspirer à se réaliser dans la vie. Tous les désirs qui découlent de ce vœu nous permettent de progresser et de trouver plus de satisfaction à notre existence. Puis, face à la réalité et aux tourments du monde, nombreux sont celles et ceux qui se mettent à rechercher un sens encore plus profond à leur vie. Daisaku Ikeda écrit que le processus de la révolution humaine revient à « regarder au-delà de son quotidien, de son propre monde ordinaire et limité, et faire des efforts pour se consacrer à la réalisation de quelque chose de plus élevé, de plus profond et de plus vaste 1 ». Il souligne que « kosen rufu » signifie « déclarer largement » et explique : « “Déclarer” signifie proclamer ses idéaux, ses principes et sa philosophie. […] [l’enseignement] coule librement vers toute l’humanité, dans le monde entier. Comme un tissu qui se déploie, il s’étend et englobe tout 2. » Kosen rufu est donc un processus perpétuel qui vise à créer les conditions durables d’un monde où les êtres vivent en paix. La réalisation de kosen rufu est aussi la vision et la prière du maître bouddhique.

Plus l’idéal que nous portons est élevé, plus profonde peut devenir la conscience de notre mission sur Terre. Plus nous aspirons au changement pour le meilleur, tant personnel que collectif, plus vaste est la sagesse que nous pouvons développer. Par la pratique du bouddhisme de Nichiren, il ne s’agit pas de mettre de côté ce qui nous tient à cœur au nom d’un idéal plus grand, mais d’avancer à partir de nos aspirations, de nos difficultés et de nos rêves. Et notre regard s’élargit peu à peu : nos objectifs personnels prennent place dans une vision plus vaste de notre existence et de notre contribution au monde. Notre bonheur et le bien de la société cessent alors d’apparaître comme deux objectifs distincts. Ils se mêlent dans cette prière à laquelle on revient sans cesse : atteindre nos objectifs « pour la réalisation de kosen rufu ».

Bonne lecture !

Florence Dinh,
Rédactrice en chef


1. Daisaku Ikeda, Dialogues avec la jeunesse, tome 2, Acep, p. 68.
2. Ibid., p. 81.


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