Valeurs humaines - Juillet/Août 2026 - N° 189/190

Un chemin
d'autonomie

Le bouddhisme de Nichiren souligne l’importance d’une profonde et authentique transformation de soi. Emprunter ce chemin est comme se lancer dans une grande aventure au cours de laquelle l’on sera amené à évoluer au gré de la vie quotidienne.
Cet été, abordons deux thématiques au cœur de l’humanisme bouddhique. La première concerne la façon dont on parvient à se libérer de toutes nos souffrances à travers la prière, indépendamment de la résolution de ce qui nous pose un problème. La seconde, la façon dont notre entourage nous incite à développer notre autonomie tout en nous ouvrant aux autres. Aussi, nous sommes heureux de partager les interventions données lors de la conférence de présentation du bouddhisme tenue en avril dernier.

Lorsque l’on découvre les principes du bouddhisme de Nichiren, il est enthousiasmant d’en ressentir la cohérence et l’ancrage dans la vie réelle. Cela donne envie de tester leur mise en pratique et d’observer leur pouvoir dans sa propre vie. C’est une grande ouverture. Et il est plus merveilleux encore de constater, sur la durée, que ces mêmes principes se vérifient avec toujours plus de profondeur, à travers des situations et expériences marquantes. C’est ce que partagent ceux qui témoignent dans ces pages : la lutte intérieure, la confiance puis la parfaite cohérence qui se dessine peu à peu, et la gratitude en ressentant que tout a bel et bien un sens.

Selon le bouddhisme, aucune circonstance extérieure ni aucune condition intérieure ne peut arrêter l’élévation de notre état de vie. La clé est de continuer à réciter Nam-myoho-renge-kyo avec sincérité, et en toute authenticité. La foi bouddhique n’est pas une voie solitaire, mais elle est réellement un chemin d’autonomie en mouvement avec les autres, incluant tous nos désirs. Elle est une invitation à « se dresser par soi-même », à se remettre debout et à avancer à partir de ce que l’on a au fond de notre cœur.

C’est une invitation à aller puiser continuellement la force qui réside en soi, au-delà de ses émotions, de sa condition physique, de son manque d’élan ou de sa confusion. Si même les souffrances les plus intenses peuvent nous laisser momentanément sans énergie, elles ne peuvent jamais faire disparaître complètement la force qui nous maintient en vie. Daisaku Ikeda, maître bouddhique fondateur du mouvement Soka, a écrit à ceux qui portent l’avenir : « Ne pas être vaincu dans son existence, voilà ce qu’est la victoire éternelle. Ne pas être vaincu, ne jamais abandonner, telle est en réalité la plus grande victoire, supérieure en soi au fait de simplement gagner 1. »

Toute l’équipe de Valeurs humaines vous souhaite une bonne lecture, et un excellent été !

Florence Dinh,
Rédactrice en chef


1. Daisaku Ikeda, À mes chers amis de la jeunesse, Acep, p. 41


Pour découvrir le sommaire ou commander ce numéro, cliquez ici
Pour vous abonner, cliquez là